AI Act 2026 : nouvelles règles pour les contenus générés par l’IA
Créé avec assistance IA et vérifié par la rédaction · Responsable : Rainer Schmitt
Contenus générés par l’IA dans l’Union européenne : ce que le nouveau code de bonnes pratiques signifie pour les entreprises, les agences et les créateurs de contenu
Depuis le 2 août 2026, de nouvelles obligations de transparence concernant les contenus générés par l’intelligence artificielle s’appliquent dans l’Union européenne. Avec le nouveau Code of Practice on Transparency of AI-Generated Content, l’Union européenne précise de quelle manière les entreprises peuvent appliquer concrètement les exigences de l’AI Act. Pour les agences marketing, les boutiques en ligne, les entreprises et les créateurs de contenu, cela signifie que toute utilisation professionnelle de l’IA générative doit désormais être examinée à la lumière de ces nouvelles règles.
Pourquoi l’Union européenne introduit-elle de nouvelles obligations de signalement ?
L’intelligence artificielle générative a connu des progrès considérables ces dernières années. Des images, des vidéos, des enregistrements audio et des textes peuvent aujourd’hui être produits en quelques secondes, avec une qualité qui rend parfois difficile leur distinction par rapport à des contenus authentiques.
C’est précisément sur ce point que l’AI Act européen intervient. Son objectif est de limiter les manipulations et la désinformation, tout en renforçant la confiance dans les contenus numériques. Les obligations de transparence prévues à l’article 50 de l’AI Act doivent permettre aux utilisateurs de reconnaître les contenus créés ou modifiés à l’aide de l’intelligence artificielle.
Des informations complémentaires sont disponibles sur le site de la Commission européenne : Code de bonnes pratiques relatif aux contenus générés par l’IA .
Qu’est-ce que le Code of Practice ?
Le Code of Practice on Transparency of AI-Generated Content a été élaboré par des experts indépendants pour le compte de l’Office européen de l’intelligence artificielle. Bien que ce code soit volontaire, il constitue une référence reconnue permettant aux entreprises de démontrer qu’elles respectent les obligations de transparence prévues par l’AI Act.
Les principaux points à retenir sont les suivants :
- Le code lui-même est volontaire.
- Les obligations de transparence prévues par l’AI Act sont obligatoires.
- Les entreprises qui suivent le code peuvent plus facilement démontrer qu’elles respectent les exigences légales.
Quels contenus doivent être signalés ?
Les nouvelles règles distinguent plusieurs catégories de contenus générés par l’intelligence artificielle.
1. Les deepfakes
Les images, vidéos ou enregistrements audio représentant ou manipulant de manière réaliste des personnes, des lieux ou des événements réels doivent être clairement signalés comme ayant été générés ou modifiés par une intelligence artificielle.
2. Les textes générés par l’IA portant sur des sujets d’intérêt public
Les textes relatifs à des sujets tels que la politique, la santé, la sécurité ou des événements socialement importants doivent être signalés lorsqu’ils sont publiés automatiquement sans contrôle éditorial humain.
3. Les chatbots
Les utilisateurs doivent pouvoir reconnaître qu’ils interagissent avec un système d’intelligence artificielle, sauf lorsque cela est déjà évident dans le contexte.
Tous les textes produits avec l’aide de l’IA doivent-ils désormais être signalés ?
Non.
Ce point important fait souvent l’objet de malentendus. Un article de blog ou une description de produit rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle ne doit pas automatiquement faire l’objet d’un signalement.
Lorsqu’un contenu fait l’objet d’une vérification humaine et d’une responsabilité éditoriale, aucune obligation générale de signalement ne s’applique dans de nombreux cas. Le critère essentiel est qu’une personne contrôle et assume la responsabilité du contenu, au lieu de publier directement un résultat généré par l’IA sans vérification.
Quelles sont les conséquences pour les entreprises ?
Pour les entreprises, les nouvelles règles impliquent avant tout des responsabilités organisationnelles.
Les entreprises qui utilisent régulièrement l’intelligence artificielle devraient mettre en place des processus internes clairs :
- Quels contenus sont entièrement ou partiellement créés avec l’aide de l’IA ?
- Quels contenus sont vérifiés avant leur publication ?
- Dans quels cas un signalement est-il nécessaire ?
- Quelles méthodes techniques, telles que les métadonnées ou les filigranes, sont utilisées ?
Les services marketing, les agences et les entreprises de commerce électronique peuvent notamment tirer profit de processus documentés. Ces procédures permettent de démontrer plus facilement le respect des exigences applicables lors de futurs contrôles.
Quel rôle jouent les filigranes et les métadonnées ?
En plus des mentions visibles, le code recommande également l’utilisation de marquages techniques, tels que des filigranes numériques ou des métadonnées lisibles par une machine.
Ces procédés permettent aux plateformes et à d’autres systèmes d’identifier plus facilement les contenus générés ou modifiés par l’intelligence artificielle. L’Union européenne met également à disposition des symboles standardisés pouvant être utilisés par les entreprises.
Quelles sont les conséquences pour le marketing et le référencement naturel ?
À long terme, les nouvelles règles pourraient constituer un avantage pour les entreprises sérieuses.
La transparence renforce la confiance. Les clients souhaitent de plus en plus comprendre comment les contenus sont créés, en particulier lorsqu’ils concernent des sujets sensibles.
Pour le référencement naturel, les principes suivants restent essentiels :
- La qualité des contenus reste déterminante.
- L’expertise humaine prend davantage d’importance.
- L’intelligence artificielle est un outil, mais elle ne remplace pas une vérification professionnelle.
Les moteurs de recherche évaluent les contenus en fonction de leur qualité, de leur utilité et de leur fiabilité. Le fait qu’un texte ait été produit avec l’aide de l’intelligence artificielle est moins important que sa qualité éditoriale et la valeur qu’il apporte aux lecteurs.
Notre conclusion
Le nouveau code de bonnes pratiques de l’Union européenne apporte davantage de clarté concernant l’utilisation professionnelle de l’intelligence artificielle générative. Bien que le code lui-même soit volontaire, les obligations de transparence qui découlent de l’AI Act s’appliquent depuis le 2 août 2026. Les entreprises devraient donc contrôler et documenter leurs processus de création de contenu.
Les entreprises qui utilisent l’intelligence artificielle de manière responsable, qui vérifient leurs contenus avant publication et qui appliquent les mentions nécessaires ne contribuent pas seulement au respect de la réglementation. Elles renforcent également la confiance de leurs clients.
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